Ze manoir

jeudi, avril 12, 2007

Les confidences.

Je n'ai jamais été une grande confidente. Personne n'est jamais venu me retrouver en pleurant, exposer la grande douleur de l'âme, du coeur brisé. Nan. On vient me voir pour des conseils de look, ça oui, mais pour ce qui est de donner une grosse couche d'affection, on dirait que je l'ai pas. Je suis sympatique, voire gentille, mais je ne suis pas attentionnée. Je me fous trop des autres je crois. La vie sociale est d'une certaine manière obligée, je cultive et certainement je m'y amuse. Mais les confidences, je n'y touche pas. Toujours en train de me demander pourquoi, qu'est-ce qui bloque les autres. Peut-être parce que j'adore tout ramener à moi, c'est que c'est vraiment quelque chose d'agréable à faire. Je ne suis pas attentive, j'ai toujours l'ennui qui me prend quand on se lance dans les grands problèmes et les tourments. Je réussis à gérer les miens et ne dérange presque personne avec ça. Pourquoi les autres ont tant à le faire. Peut-être pour demander conseil, mais après avoir trouvé la solution, ça semble tellement difficile aux autres de l'appliquer, ça me décourage de voir les gens juste continuer dans un problèmes, s'amouracher d'un pattern et s'enliser. Alors après réfléchir quelques instants, vaut mieux qu'on ne m'en parle pas des problèmes. Ça me permet de ne pas m'inquiéter, et surtout de ne pas avoir le sentiment de devoir être là, de devoir comprendre et aider, alors qu'on fond, c'est assez vrai que j'en ai rien à foutre.

0 Révérence(s):

Pour s'incliner

<< Manoir


 
autodidacte