Ze manoir

jeudi, août 18, 2005

Gunner la drill.

Je viens juste de terminer. J’ai monté ma première bibliothèque. J’ai l’habitude des montages complexes, de visser, d’enfoncer, les petites pièces et les gros morceaux. Suivre le plan surtout à l’instinct. Ai monte des tas de sports en métal. Mais là ma première bibliothèque. Pour enfin empiler mes bouquins à moi, après avoir complété les rayons de la familiale pleine de trésors anciens, les classiques aux cœurs de poussière, la vraie odeur d’une bibliothèque de manoir, manque que les lampes vertes. L’ai monté avec talent, cette première bibliothèque. Respirer du bois, taper à la dure jusqu’aux ecchymoses des paumes et visser avec la vraie drill à faire sonner à côté de l’oreille, si peu plus et c’est l’armée, le talent des guns, des mitraillettes, la recharge virile. Mais là, mais là, le détail à l’erreur qui empiète sur le reste. Une maigre faute, possibilité de réparer, mais encore plus complexe que monter. La première bibliothèque est demi inversée. Le détail qui saute pas, mais à la laisser chez ma vision, la savoir proche, j’ai les trippes qui chamaillent. C’est pas parfait. Et le manuel, c’est mon seul talent meilleur que la majorité, parce que j’adore, par passion, et tomber, c’est pas possible. Le ressentiment est tellement fort, la brûlerait directement plutôt que prendre le temps de réparer après avoir terminé. Le problème avec la motivation, l’emportement, le goût trop grand, c’est aveugler, saloper les détails en s’endormant sur la salive du bavement à l’intérêt. J’ai le cœur gros. Je peux pas détacher mon regard. Un stress palpable, tension comme une fille moche qui sait pas marcher sur des talons face à son flirt potentiel. C’est l’horreur maintenant chez moi. Le problème de l’objet, c’est qu’il change pas avec la mascarade. L’objet est tellement brut. J’ai failli face à la franchise du vide.

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