Ze manoir

mercredi, août 10, 2005

À la naissance d'un poème rap.

Je pourrais noter le galbe de ta hanche. Décrire le volupté dans tes cheveux, rire avec tes doigts qui chatouillent. Je pourrais toujours te louanger et dire que tu me frémis les entrailles. Mais bien sûr j'ai pas envie. Je préfère encore plus fort le son du tu que rien de tout ce qu'il implique. Parce que je parle de toi comme si c'était moi, le tu comme moi toute nue dans ma cuisine, à rouler du chinois. À lire de l'urbain post-expérimental. À réfléchir mes volontés déchirées.
Parce que parler mes impressions c'est un peu vide de sens.
Ressentir. Le coeur n'a pas sa place dans l'urbanité. Le romantisme marche sur les routes de campagnes. Le sexe sur les plages. Contre le béton, roulés sur le bitume, on peut que se faire mal. Le goût de cuir comme la peau fraîche de l'enfance. S'écorcher un genou. Une cloque sur le mollet. Ça ne défait pas le galbe. Mais ça enlève l'envie de se louanger. Tu m'ecchymoses la peau de travers et moi je mélange toutes les histoires pour tanguer avec une seule impression, un seul sentiment de bas-ventre flou. Je me rêve une Immaculée Conception. Car j'ai oublié comme faire naître le désir.

1 Révérence(s):

  • «Tu m'ecchymoses la peau de travers
    ...
    car j'ai oublié comment faire naître le désir»

    Ouch! Câliss.

    Par Blogger J. Walters, à  11/8/05 02:11  

Pour s'incliner

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